• Steve Côté

Des mariages bizarres!


Nous présenterons des histoires cocasses vécues par des professionnels du domaine de l'événementiel. En espérant que cela vous amusera.



André Auger

ANIMATEUR, MAÎTRE DE CÉRÉMONIE, METTEUR EN SCÈNE, GESTIONNAIRE D'ÉVÉNEMENTS André est un homme d'affaire polyvalent avec une passion hors du commun pour le monde de l'événementiel. Il est, entre autre, la personne derrière l'organisation du Dîner en Blanc © de Québec, il anime mariages et événements corporatifs et est propriétaire des entreprises Photobooth TuFlash! & EVMO- Evenements Mondains.




J’anime des événements depuis près de 30 ans. Déjà!

Je fais beaucoup d’animations corporatives mais aussi, une dizaine de mariages par année.

J’aime le côté émotionnel qui est rattaché à l’animation d’un mariage. J’adore voir ces gens se dire oui et partager aux autres leur amour. C’est toujours une fierté pour moi de pouvoir dire que j’ai ajouté un petit quelque chose à leur journée. Ce ne fut pas toujours le cas, malheureusement. Mais il faut bien en rire maintenant.

Au fil des ans, je suis devenu hyper sélectif sur les mariages que j’anime. J’ai gouté à la médecine des mariages « bas de gamme » il y a longtemps (afin d’avoir du volume) et j’ai rapidement compris que je préférais la qualité à la quantité. Il fallait bien commencer quelque part. Je m’assure dorénavant d’une certaine prestance de soirées.

Ce que je vous raconte ici, m’est vraiment arrivé. Ce sont des histoires loufoques mais réelles, des aventures qui aujourd’hui m’amusent mais qui, sur le coup, ne me faisaient pas sourire du tout!


Je m’amuse encore à raconter ces histoires à mes étudiants en Gestion d’événements et à chaque fois, on me demande si ça m’est vraiment arrivé… Promis! 😊 Il s’agit ici d’histoires de mariages différents :




- Le vieux club de Curling : En Mauricie, dans les années ’90, des mariés me demandent d’animer un mariage de dernière minute dans un vieux club de curling qui sent le tapis mouillé. Peu d’informations, pas de rencontres préparatoires et un horaire très peu précis. À mon arrivée, je vois aucun traiteur en place. Je panique pour les mariés. À leur arrivée, je me précipite à la Limousine pour les aviser et leur demande le nom de leur traiteur afin que je puisse l’appeler afin de savoir quand il arrivera. Les mariés me disent alors de ne pas m’en faire, que c’est normal, qu’il arrivera plus tard. Alors que tout le monde est à l’intérieur, je vois les membres de la famille installer des rouleaux de nappes de papier sur les tables. Je commence à comprendre le principe. Trente minutes plus tard, je vois arriver un camion de « Ti-coq BBQ » qui transporte 75 boites de poulet rôti. Les mariés se précipitent ensuite à la cuisine et commencent tout bonnement à faire le tri entre les cuisses et les poitrines en supprimant les dessus de boites de carton. « Vous matante, c’était une cuisse ou une poitrine? Quelle liqueur avec ça? ». Avec le DJ, par pitié pour les mariés, nous sommes allés faire le service aux tables.

- La bagarre : La mariée vient me voir : « Vite, fais un jeu! Là, maintenant! ». Voyant mon air interrogateur, elle ajoute « J’ai 2 cousins qui se battent dans le stationnement, si les autres voient ça, ce sera une bagarre générale. Attire l’attention et assure-toi que personne ne voit ça ».




- Le mariage thématique : Dans les Laurentides, au début des années 2000, des mariés font un mariage médiéval… sans m’avertir. Le DJ et moi-même sommes en veston cravate parmi des princesses et quelques chevaliers. Il va sans dire, on détonne des autres invités. Le mariage devait contenir près de 60 personnes. 25 seulement sont venus dont 5 enfants. Les 35 autres n’ont pas avisés de leur absence et le marié était très fâché (frustré) de devoir payer pour ces gens. Plus la soirée avançait, plus il buvait. À toutes les 10 minutes, le DJ et moi recevions des drinks sur notre table que nous tentions de refuser à chaque fois. Vers la fin du repas, le marié m’avise (en titubant) que s’il marie sa femme, c’est qu’elle le calme. Car, avant de la rencontrer, il était seul et lorsqu’il buvait, il se battait. Elle était maintenant son remède à son envie de se battre. Malgré tout, on sentait sa frustration qui continuait à monter. Inévitablement, sa nouvelle épouse ne saurait le calmer le soir de son mariage. À différents moments, il essayait de me « matcher » avec sa belle-sœur malgré le fait que je n’avais aucun intérêt pour elle. À 21h00, tout le monde était à l’extérieur car la salle ne possédait pas d’air climatisé. Les invités commençaient à partir. Comme j’avais terminé mes animations et que le DJ prenait la relève tel qu’entendu, je me suis rendu voir les mariés afin des saluer avant de quitter. La mariée était dans les toilettes et n’en sortait plus. Le marié était à l’étape « d’engeuler » ses invités et se mis à me crier après en me disant « Toé, sacre ton camp d’icitte! Je t’ai payé faque décriss! ». Sous ses belles paroles, j’ai tenté de quitter rapidement. En arrivant à ma voiture, la belle-sœur du marié m’y attendait avec une proposition de raccompagnement chez elle. Inutile de vous dire que je n’ai pas donné suite à sa demande. J’ai su, quelques mois plus tard, que le marié avait finalement piqué une crise au personnel de la salle prétextant qu’il avait payé jusqu’à 2h00 du matin et qu’il y resterait jusqu’à la fin. La mariée se rendit dormir seule chez son père tandis que le marié restait en place. Ne sachant quoi faire avec un homme saoul, voulant se battre et ne voulant pas quitter l’endroit, les serveurs ont appelé les policiers qui l’ont raccompagné chez-lui. Ah l’amour…



- Le mariage rustique : En 2018, un jeune couple vient me rencontrer. Les 2 amoureux me racontent qu’ils veulent un mariage différent, à leur image. Habituellement, lorsque je reçois ce genre d’information, je pose beaucoup de questions car je dois de comprendre ce qu’ils entendent par « différent ». L’originalité a toujours sa place dans un mariage mais ne s’applique pas toujours à ses invités. Ici, on me parlait d’un mariage simple avec des éléments peu coûteux, dans une grange sous un thème rustique. Déjà, « différent » et « rustique » ne sont pas des mots qui vont de pairs car de 2010 à 2019, 90% des mariages ont utilisés cette thématique.

Voici tous ce que finalement comprenait le mariage :

· La salle (grange) était trop petite pour le nombre d’invités. Une fois assis, personne ne pouvait se relever. Je devais même animer du fond de la salle.


· Le DJ était un ami des mariés qui avait déjà, il y a longtemps (jadis), mis de la musique dans un bar. Il ne connaissait pas le système de son et n’avait pratiquement pas de choix musical.


· Pour se diriger à notre place, plutôt qu’un plan de table, la mariée avait confectionné des gratteux. Des cartons à gratter qui te donne ton numéro de table et ta place. En plus d’attendre dans une file allant jusqu’à l’extérieur (où il pleut averse), les invités s’impatientent à gratter les cartons sur lesquels leur numéro n’apparait pas car, à force de gratter, un trou se forme à l’endroit où il devait être marqué. Comme de raison, la mariée n’avait pas prévu un autre plan au cas où.


· On m’a assis, face à face, avec la grand-mère… qui ne savait pas qui j’étais et ne comprenait pas ce que je faisais à sa table.


· La déco comprenait des couvre-chaises maison. C’est-à-dire une frange de nappe de nylon attachée sur le bout de la chaise par un morceau de jute. Ce fut chaud et collant à souhait.

· Un chemin de table en jute faisait aussi office de décoration… mais de la vraie jute là, genre achetée chez Canadian Tire. Vous savez, celle qui sent le pétrole.


· Comme centres de table, les mariés avaient disposé des rondins de bois (coupés 1 ou 2 jours avant le mariage, donc encore frais). La sève coulait sur les nappes. Un bouquet de fleurs des champs (cueillis par eux) venait compléter le tout… moustiques et araignées s’étaient même invités à la fête.


· Le repas était préparé/servi par un food truck. Bonne idée mais une petite boite (genre Chinoise) ne comble pas vraiment les gros appétits.


· Les mariés avaient demandé à des amis des aider car à la fin du repas, il fallait déplacer les tables et les chaises afin de préparer la piste de danse. Personne n’est venue. J’ai du le faire en compagnie de la mère de la mariée.


· Et finalement, lorsque tous les invités revenaient à la salle pour la danse, la mariée a décidé de baisser son corsage afin d’allaiter son bébé directement sur la piste de danse. Les robes de mariées étant ce qu’elles sont, les 2 seins étaient à l’air. Malaise.


André Auger

Président EVMO-Événement Mondains

www.evenementsmondains.com

© 2019 PAR STEVE COTE

scote@createurdevenement.com   |   Montréal, Québec

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